vendredi 15 mai 2026

VISITE DES CARRIÈRES DE LUMIÈRE AUX BEAUX DE PROVENCE






Le jeudi 30 avril, une quarantaine d’adhérents de l’ES13, ont vécu une journée riche en découvertes au cœur du massif des Alpilles. La matinée a débuté par la visite des Carrières de Lumières, aux Baux-de-Provence, où les œuvres de Picasso et Frida Kahlo prenaient vie. Après cette plongée dans l'art, un déjeuner convivial nous a permis d'échanger sur nos impressions. L'après-midi, nous avons visité à Fontvieille un moulin à huile, dont l’histoire et le fonctionnement nous ont été expliqués avec passion.


Devenues incontournables en Provence, les Carrières sont situées au pied de la cité des Baux-de-Provence, dans un lieu chargé de mystère : le Val d’Enfer.
En 1821, les carriers découvrent un minéral rouge. Il sera utilisé pour l’extraction de l’aluminium et baptisé bauxite du nom de la commune voisine des Baux-de-Provence.



Les immenses carrières souterraines des Baux-de-Provence, mondialement connues pour avoir servi de cadre à Jean Cocteau pour « Le testament d’Orphée », ont été converties en 1978 en un lieu de spectacle de son et lumière.
Des représentations de chefs-d’œuvre sont projetées sur les immenses parois, les piliers et les sols de la carrière.
Elles vous transportent en musique dans des mondes colorés. Une centaine de vidéoprojecteurs retranscrivent des images sur plus de 7000 m² de surface.

La visite commence et nous découvrons les  œuvres de Frida Kalho.






Karida Kahlo est née en 1907 à Coyoacán dans un Mexique secoué par la révolution, où l'identité nationale et l'art étaient fortement affirmés.

À l'âge de 18 ans, un terrible accident de bus bouleverse sa vie à jamais et sa douleur donne naissance à une œuvre poignante où l'art devient un cri de résilience.

À travers son exploration autobiographique de thèmes universels tels que la passion, l'identité et le genre, l'artiste s'est imposée comme une figure emblématique au charme intemporel.












Frida avec Diego Rivera son mari.


Hôpital Henry Ford en 1932.  La toile représente Frida reliée par un cordon ombilical à un petit fœtus, un symbole puissant de sa perte profonde. 


Ce tableau a été peint en 1936 alors qu'elle s'interrogeait sur ses origines. Frida se peint nue dans la cour de sa maison natale.

Un singe, motif récurrent dans son œuvre, représente les instincts maternels, soulignant l'absence de l'enfant qu'elle n'a jamais tenu.



Ce tableau a été peint par Frida alors qu'elle vivait à Détroit au début des années 1930. Frida critique ici la société américaine et affirme son attachement à son pays natal. 



Peint vers 1941 après la mort de son père dans un contexte de douleurs physiques, entourée d'animaux familiers qu'elle élevait dans sa maison.

Frida peint ce tableau en 1943 en pleine période de tourments sentimentaux liés à sa relation avec Diego Riviera. Elle a continué à le représenter comme une figure centrale de sa vie.




Frida peint "La Colonne brisée" en 1944 après une opération liée aux graves blessures subies lors de son accident de bus de 1925. Les clous sont symbole de douleur.



Frida peint la Biche blessée en 1946, peu après une opération de la colonne vertébrale qui a aggravé son état. Ce tableau reflète la déception et une profonde fatigue.

Peint en 1949" Diego et moi" est un des autoportraits les plus poignants de Frida . Elle se peint en gros plan sur son front est représenté Diego.

Le musée Frida Kalho se trouve dans le centre de Coyoacan. Dans cette demeure, l'artiste a vécu une grande partie de sa vie.









Né en 1881 à Malaga (Espagne), Picasso montre très tôt un talent exceptionnel pour le dessin. Formé par son père, professeur d’art, il entre à l’Académie des Beaux-Arts de Barcelone puis fréquente Madrid. Rapidement, il s’installe à Paris, alors centre artistique mondial.

Sa carrière est marquée par plusieurs phases stylistiques distinctes :

Période bleue (1901–1904) : œuvres mélancoliques dominées par des tons bleus, inspirées par la pauvreté et la solitude.


Période rose (1904–1906) : palette plus chaude, thèmes liés au cirque et aux artistes ambulants.


Cubisme (à partir de 1907) : avec Georges Braque, Picasso révolutionne la représentation en fragmentant les formes. Une œuvre clé est Les Demoiselles d’Avignon.


Période classique et surréaliste : il explore divers styles, du retour à des formes plus classiques à des expérimentations proches du surréalisme.

Il passe la majeure partie de sa vie en France et meurt en 1973.


PÉRIODE BLEUE

Autoportrait 1901 Picasso avait 20 ans

La vie



Portrait de la jeune Soler 1903

Le couple et l'enfant

Autoportrait décembre 1901


PÉRIODE ROSE

Les demoiselles d'Avignon 1907


Les femmes au bain

Arlequin assis 1923. Le visage est celui d'un autre peintre, Joaquin Salvado et le costume appartient à Picasso 


Homme à la pipe 1905





          Pablo Picasso, Rideau de scène du ballet Parade, 1917 

         Il collabore à la création du nouveau ballet de Cocteau.



Maryse, Sylvie et Mireille admirent les œuvres projetées







Picasso ne s’est jamais limité à un seul style. Il a exploré la peinture, la sculpture, la céramique, la gravure et même la scénographie.


Picasso réalisant des céramiques.












Portrait de Jacqueline


Autoportrait

Peinture de Dora Maar amante et muse de Picasso en 1937.






      "Guernica", peinture monumentale dénonçant les horreurs                                 de la guerre.
Picasso a réalisé cette toile monumentale en mai 1937 pour l'Exposition universelle de Paris, sur commande du gouvernement républicain espagnol. Très marqué par la guerre d'Espagne et le bombardement de la ville de Guernica le 26 avril 1937 sur ordre des nationalistes espagnols.
Mêlé d'expressionnisme, le cubisme explosif de ce tableau en fait un cri déchirant face à l'horreur de la guerre.



Cheval hurlant traversé par une lance





Un détail de l'œuvre Guernica


Une mère pleurant son enfant mort







Le café de la Fontaine à Maussane-les -Alpilles pour déjeuner.













Un repas savoureux nous a été proposé















VISITE DU MOULIN À HUILE DE FONVIELLE




                                                                          


La visite commence par une présentation des oliviers et de leur cycle de vie.

Il nous a été expliqué :
- comment sont entretenus les oliviers tout au long de l’année,
- les pratiques culturales adaptées au terroir,
- les variétés présentes sur le domaine,
- les spécificités de la récolte selon les maturités.

Cette première partie de la visite nous a permis de comprendre que la qualité d’une huile commence bien avant le moulin : elle se construit dans le verger.


La fabrication de l'huile nous a été détaillée
Il nous a été expliqué également ce qui distingue une huile d’olive vierge extra,
ainsi que les critères précis de l’AOP Vallée des Baux‑de‑Provence: variétés
autorisées, typicité aromatique, contrôles, dégustation obligatoire des lots, etc.

comment reconnaître les arômes, comment différencier

un fruité vert d’un fruité mûr, et comment utiliser chaque huile en cuisine.


Huile de France maturée biologique : une huile d’olive douce, confite et idéale

pour une cuisine chaleureuse et gourmande



L'explication s’est terminée par une dégustation commentée :
des différentes huiles d’olive, des crèmes d’olive, et autres produits.


         Visite du moulin et explication du processus d’extraction
            Nous avons découvert ensuite l’intérieur du moulin et les différentes                        machines utilisées pour transformer les olives en huile.

            Le broyage, le malaxage, la centrifugation, la décantation, la conservation.
            Cette partie a été appréciée car elle permet de visualiser concrètement le                fonctionnement d’un moulin moderne.






Visite de la boutique et achats 





Découvrez ce qui se cache derrière le logo du Moulin…

Nichée dans la pierre, cette coquille est un vestige romain : un autel taillé dans
la roche tendre d’une ancienne carrière à ciel ouvert, proche de la route des Baux aux portes du domaine.
Cette Coquille Saint-Jacques, a pour fonction de protéger des mauvais sorts et
des maladies. À proximité, on y retrouve un taurobole endommagé creusé dans la falaise, qui témoigne de rituels anciens, où l’on sacrifiait un taureau, pratiques attestées dès le 1er siècle.
La grande coquille gravée sur l’autel a longtemps guidé les pèlerins de Compostelle, perçue comme un signe sacré. Pour en effacer l’aspect païen, le
taurobole aurait été dégradé à cette époque, renforçant l’idée d’un lieu chrétien
sur le chemin de Saint-Jacques.
Dans l’Antiquité, la coquille est symbole d’Amour (coquille de Vénus ou berceau
nacré de Vénus).
La grande coquille cannelée qui surmonte le dé de l’autel fit longtemps croire aux pèlerins de Saint Jacques de Compostelle qu’il s’agissait là d’un signe destiné à leur montrer le chemin à suivre.


Moulin de la Coquille, Route des Baux 13990 Fontvieille



Cette belle journée où l’art, la culture et l’histoire se sont entrelacés se termine laissant à chacun des souvenirs lumineux et riches.








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